Quel que soit le domaine qui vous intéresse, voiture, santé, alimentation, énergie… deux choses caractérisent son stade d’évolution : sa capacité à avoir pris  à temps le tournant de la révolution numérique et surtout sa capacité à s’engouffrer dans l’ère du prédictif.

Comment tout comprendre et tout prévoir ? La boule de cristal est dépassée; place aux nouveaux dieux des temps modernes : Algorithme et son amie Big Data.

algoritme

Avec ces deux-là, on doit pouvoir être aiguillé sur à peu près tout, de façon scientifique, factuelle, statistique bref, irréfutable. Il ne s’agit pas d’être accompagné dans nos choix ou de nous permettre de prendre des décisions raisonnées, documentées et argumentables, non ! Il s’agit tout bonnement de laisser ces nouveaux « Dieux » décider à notre place.

Ces dieux modernes sont là pour nous éviter la lourde et pénible tâche d’avoir à réfléchir à nos envies, nos décisions, nos choix, nos vies …

Un « algorithme », comment ça marche ?

Il s’agit de rassembler une quantité astronomique de données et d’observer ce qu’elles révèlent, ce qui en ressort.  A elle seule, cette masse d’infos permettrait de détecter des comportements, des faits, des connexions, des récurrences.  Dès qu’un fonctionnement isolé mais répété, est identifié et compris, il peut devenir logique, systématique, applicable.

boule de cristal

Dixit Wiki « Un algorithme est une suite finie et non ambiguë d’opérations ou d’instructions permettant de résoudre un problème ou d’obtenir un résultat »

Plus il y a d’infos, de ressources, de richesses, de matière, plus l’algorithme peut déduire, remarquer, identifier des tendances variées et fiables qu’il se propose de transformer en règle absolue.

Ce nouvel outil informatique est présent partout, jusqu’au plus intime de nos vies quotidiennes, sans que l’on sache d’ailleurs toujours où, dans quelle mesure et comment il les impacte.

Alors, comment l’appréhender correctement lorsqu’on ne sait ni où, ni comment il agit ?

Pour tenter de le comprendre, une chose est à savoir : où qu’il passe, chaque algorithme a un et un seul objectif à atteindre, une tâche à remplir, une méthode à appliquer.  Un peu comme si on utilisait un cerveau unique (et bien câblé) pour le mettre au service d’une foule globale, composée de millions d’individus. Un cerveau qui chaque fois répondrait sans faillir : « Tu rencontres CE problème ? Voilà LA solution ».

C’est une image un peu simpliste mais il y a cependant pas mal de ça… Or, il faut bien savoir que toutes ces formules magiques, ces réponses « infaillibles » sont TOUTES pensées, conçues, écrites par un ou des cerveaux humains. Et oui. Derrière chaque algorithme il y a un « simple » humain. Ou un humain complexe. Mais quoi qu’il en soit, un humain. Or, comment dit-on déjà ? Ah oui : « l’erreur est humaine ». Gloups.

cerveau

L’orientation scolaire et/ou professionnelle n’est pas épargnée par cette tendance de fond. De nombreuses startups fondent leurs propositions sur l’aspect implacable des résultats de leur « algo » maison. D’ailleurs, Pazap ne déroge pas à cette règle. Mais chez nous, elle s’applique de façon itérative et non pas prédictive. Car pour nous, l’important c’est de vous donner des idées, pas des prophéties. Pas de Gourou Algo chez Pazap. Toujours un libre arbitre : le votre !

Parce que…, si confortable que soit cette délégation de pensée, certains sujets méritent d’être traités par notre fidèle caboche. Non pas juste par méfiance, mais par souci d’indépendance.

A coup d’algo par ci par là, à force de cloisonner et de déconnecter les problématiques que nous rencontrons dans notre quotidien, ne prenons-nous pas le risque d’appauvrir notre data et notre algo perso ? Bref, pour le dire simplement, de devenir con en cherchant à surpasser notre propre cerveau ?

Pourquoi subir simplement un verdict obscure et froid détaché de notre ressenti personnel, de notre vécu, de notre expérience, bref de notre humanité ?

Déléguer nos réflexions en passant par un algo prestataire peut devenir à long terme une source de dépendance, un handicap des temps modernes. Voire pire. Parce que… si quelqu’un débranche les serveurs… on devient quoi ? Des zombies errants qui cherchent des réponses sans plus savoir poser une question claire ? N’abandonnons pas notre capacité d’apprentissage, d’analyse et de décision ! Donnons du grain à moudre à nos neurones, engrangeons un max d’infos et d’expériences pour faire consciemment nos observations, nos analyses et nos propres choix.

atelier

 

Les outils basés sur des algorithmes sont intéressants, mais à condition de les considérer comme un carburant complémentaire à ajouter à nos réflexions. Un plus qui nous aide à avancer, progressivement, en diversifiant nos sources, tout en restant maître de nos actions.

Perso, j’aime utiliser toute sorte de fonctionnalités originales, déroutantes et pertinentes. Mais je veille à les considérer comme autant de pierres à l’édifice de mes projets. Un tournevis parmi une multitude, sorti d’une boite à outils que j’enrichis précieusement. Pas comme le seul outil possible.

Je ne donne pas le choix du verdict à un algorithme, et moins encore sur un sujet tel que mon avenir professionnel.
Plus que tout, cet avenir reste la somme de mes expériences, de mes ressentis, de mes rêves inavoués, de mes audaces, de mes déceptions, de ma capacité à apprendre, … de ma façon de rebondir, d’être flexible et inattendue … bref bien loin de la rigidité d’un algorithme binaire.
Alors je continue à enrichir consciemment, volontairement et avec grand appétit ma bibliothèque d’expériences et de connaissances.

Parce que dans le fond, on ne sait jamais. Ni l’algorithme, ni moi !

 

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